jeudi 12 mars 2009

Peut-on tomber plus bas ?

Il y a quelques années, je lus dans un magazine, à propos des nouveaux musulmans de France, que ces fortunés n’avaient, pour bien connaître leur Sainte Religion, que « le choix entre des prédicateurs saoudiens, débarquant d’une autre planète et des imams marocains, illettrés qui pratiquent la sorcellerie à Barbès ». La situation a, certes, évolué depuis, dans le sens de l’amélioration. Dieu merci. Elle régresse, en revanche, chez nous. Dieu, encore, merci. C’est qu’au-delà de chaque degré d’un malheur, il y a un pire. On doit donc remercier Dieu, en tous cas, pour ne nous avoir pas fait souffrir le pire. C’est ce que définit l’expression consacrée :

« La youhmadou ala makrouhin siwahou ».

La perle des Orients et des Occidents, en matière de savoir, la Mauritanie :

- Se fait « enseigner » les sciences islamiques et linguistiques dans des écoles saoudiennes, à Nouakchott et à Kiffa ! ;

- Se fait juger en poésie, contre des subsides, par des ignorants du golfe qui parlent à peine l’arabe, ignorent les règles élémentaires de la grammaire et ne savent, surtout pas, ce que c’est que la métrique (honte à nos poètes partis se faire humilier dans un pays du Golfe arabe où ils ont été classés derrières des béotiens) ;

- Prie derrière « un imam» qui sait à peine lire le Coran. Derrière l’imam improvisé s’alignaient pourtant au premier rang, en ce triste jour, des érudits qui connaissent bien les conditions requises pour diriger la prière, second pilier de l’Islam !

شرط ُ الإمام ذكر ٌمكلفُ آت ٍبالاركان وحكما يعرفُ

وغيرُ ذي فسق ٍ ولحن ٍ واقتدا

La religion : fonds de commerce !