Intégration, intégrateurs et intégrés. (Le drame d’une famille mauritanienne prise en otage par l’Espagne).
4-5
Et le petit-fils d’immigré intégré cessa, ce jour, de s’appeler Reeza pour répondre désormais au nom de Calvin. Ainsi, aboutit le processus d’intégration entamée avec la misère d’un immigré musulman et achevée par la conversion de son petit-fils à une autre confession.
Les Calvin/ex- Reeza, fruits de l’ignorance ou de l’insouciance de certains parents, du trafic des vies humaines, de la démission de nos gouvernements (l’affaire de l’Arche de Zoé est encore vivace), des guerres d’invasion livrées à nos peuples, sont très nombreux et leurs effectifs ne cessent de grossir. Le drame des petits Tchadiens volés par des français, promettant monts et merveilles à leurs parents et surtout de leur apprendre le Coran en France, ne diffère pas beaucoup de celui que vivent leur sœurette mauritanienne et sa mère. Seulement, les petits Tchadiens ont été rendus à leurs familles et ont eu droit au soutien sincère, et parfois hypocrite, du monde entier. Leur affaire a été bien médiatisée. Les voleurs ont été dénoncés et humiliés, même par les médias de leur propre pays qui les ont montrés entrain de placer des bandages sur les bras et la tête d’enfants sains, pour faire croire qu’il s’agissait de victimes de la guerre. C’est en cela que le drame des petits Tchadiens diffère du drame de la petite mauritanienne, otage « légale » d’une famille chrétienne d’Espagne à qui elle a été livrée par la police locale. Une famille (la fille : Selemha Mint Mohamed, le père : Mohamed Ould Abdallahi, la mère : Hawa Mint Cheikh), appâtée comme tant d’autres, par le mirage d’une vie hypothétiquement plus facile que chez elle, s’installe en Espagne. Elle est inconsciente de la croisade impitoyable qui fait rage contre l’Islam et les musulmans dans ce pays et partout en Occident dont elle ignore, de surcroît, les lois sauvages et draconiennes et discriminatoires, pourtant présentées chez nous, par des citoyens intégrés, comme « un modèle d’humanisme et de justice ». Les jours se déroulent dans un semblant de bonheur, jusqu’au moment où la famille donne, sans s’en rendre compte, aux destructeurs de l’Andalousie musulmane, l’occasion de lui faire mal, très mal. Elle n’a pourtant commis aucun délit. Quand Selemha eut quinze ans, elle était devenue majeure, en vertu des lois établies par toutes écoles de l’Islam, la religion de plus du tiers de l’humanité et dont les traités juridiques sont à la base du droit en Occident (qui en a fait un autre usage). Elle était psychiquement et physiologiquement en âge de se marier. Le mariage lui était d’autant plus nécessaire qu’elle vit dans un environnement bestial, immoral, où l’on n’a pas le moindre souci de l’honneur et qui se déshumanise au fil des jours. Le mariage lui permet, en particulier, de mener une vie affective saine et normale ; lui évite les rapports et les pratiques indignes de l’être humain, ainsi que leur corollaire, source d’une infamie indélébile: les naissances odieuses. Moctar Salem, un cousin, demande sa main. La famille accepte. Le mariage est conclu en bonne et due forme et … en Mauritanie, donc loin de toutes les juridictions sataniques d’Espagne. Mais, depuis quelques années, en Espagne et dans tout l’Occident, où tout est à l’envers (le bien est un mal, le mal un bien, la femelle devient mâle et celui-ci prend le dessous dans tous les sens), une femme de quinze ans mariée, c’est le comble de l’absurdité. C’est un crime! Cependant, quand elle entretient des rapports illégaux avec son camarade de classe ou qu’elle se prostitue, elle ne fait que « disposer légalement de son corps ». Quand elle est violée, puis froidement tuée par un sauvage soldat américain en Irak, ce n’est qu’une musulmane et aucune juridiction dans le monde ne lève le petit doit. Le jeune couple aurait pu continuer à vivre sans être inquiété (au moins pour cette union, on trouvera toujours une raison pour harceler les musulmans), n'eussent été la générosité légendaire et l’ouverture singulière et sans discrimination des mauritaniens aux étrangers. Avec, hélas, une bonne dose de naïveté. La grande famille s’était liée d’amitié avec sa voisine espagnole ... qui entraînera sa déchéance.
A suivre…
Les Calvin/ex- Reeza, fruits de l’ignorance ou de l’insouciance de certains parents, du trafic des vies humaines, de la démission de nos gouvernements (l’affaire de l’Arche de Zoé est encore vivace), des guerres d’invasion livrées à nos peuples, sont très nombreux et leurs effectifs ne cessent de grossir. Le drame des petits Tchadiens volés par des français, promettant monts et merveilles à leurs parents et surtout de leur apprendre le Coran en France, ne diffère pas beaucoup de celui que vivent leur sœurette mauritanienne et sa mère. Seulement, les petits Tchadiens ont été rendus à leurs familles et ont eu droit au soutien sincère, et parfois hypocrite, du monde entier. Leur affaire a été bien médiatisée. Les voleurs ont été dénoncés et humiliés, même par les médias de leur propre pays qui les ont montrés entrain de placer des bandages sur les bras et la tête d’enfants sains, pour faire croire qu’il s’agissait de victimes de la guerre. C’est en cela que le drame des petits Tchadiens diffère du drame de la petite mauritanienne, otage « légale » d’une famille chrétienne d’Espagne à qui elle a été livrée par la police locale. Une famille (la fille : Selemha Mint Mohamed, le père : Mohamed Ould Abdallahi, la mère : Hawa Mint Cheikh), appâtée comme tant d’autres, par le mirage d’une vie hypothétiquement plus facile que chez elle, s’installe en Espagne. Elle est inconsciente de la croisade impitoyable qui fait rage contre l’Islam et les musulmans dans ce pays et partout en Occident dont elle ignore, de surcroît, les lois sauvages et draconiennes et discriminatoires, pourtant présentées chez nous, par des citoyens intégrés, comme « un modèle d’humanisme et de justice ». Les jours se déroulent dans un semblant de bonheur, jusqu’au moment où la famille donne, sans s’en rendre compte, aux destructeurs de l’Andalousie musulmane, l’occasion de lui faire mal, très mal. Elle n’a pourtant commis aucun délit. Quand Selemha eut quinze ans, elle était devenue majeure, en vertu des lois établies par toutes écoles de l’Islam, la religion de plus du tiers de l’humanité et dont les traités juridiques sont à la base du droit en Occident (qui en a fait un autre usage). Elle était psychiquement et physiologiquement en âge de se marier. Le mariage lui était d’autant plus nécessaire qu’elle vit dans un environnement bestial, immoral, où l’on n’a pas le moindre souci de l’honneur et qui se déshumanise au fil des jours. Le mariage lui permet, en particulier, de mener une vie affective saine et normale ; lui évite les rapports et les pratiques indignes de l’être humain, ainsi que leur corollaire, source d’une infamie indélébile: les naissances odieuses. Moctar Salem, un cousin, demande sa main. La famille accepte. Le mariage est conclu en bonne et due forme et … en Mauritanie, donc loin de toutes les juridictions sataniques d’Espagne. Mais, depuis quelques années, en Espagne et dans tout l’Occident, où tout est à l’envers (le bien est un mal, le mal un bien, la femelle devient mâle et celui-ci prend le dessous dans tous les sens), une femme de quinze ans mariée, c’est le comble de l’absurdité. C’est un crime! Cependant, quand elle entretient des rapports illégaux avec son camarade de classe ou qu’elle se prostitue, elle ne fait que « disposer légalement de son corps ». Quand elle est violée, puis froidement tuée par un sauvage soldat américain en Irak, ce n’est qu’une musulmane et aucune juridiction dans le monde ne lève le petit doit. Le jeune couple aurait pu continuer à vivre sans être inquiété (au moins pour cette union, on trouvera toujours une raison pour harceler les musulmans), n'eussent été la générosité légendaire et l’ouverture singulière et sans discrimination des mauritaniens aux étrangers. Avec, hélas, une bonne dose de naïveté. La grande famille s’était liée d’amitié avec sa voisine espagnole ... qui entraînera sa déchéance.
A suivre…
