jeudi 16 novembre 2006

Etonné ! Très étonné !

D’autres ne manqueront pas de l’être autant, sinon plus, après avoir pris connaissance des deux commentaires qu’a suscités mon récent billet sur l’heureuse jeune libano vénézuélienne, repentie et choisie par Dieu à la fleur de l’âge. En particulier, après avoir comparé les réactions et le contenu de mon texte.

( Lire le tout à cette adresse:
http://www.mauritanie-web.com/

Forum-LIKHYAME/viewtopic.php?t=781).

J’invite aimablement les observateurs à accéder à ce lien avant de lire ma réponse et de donner, ensuite, leur avis impartial.

Les auteurs des deux réactions prennent pour une grave erreur le fait que je n’ai pas publié l’information au sujet de l’événement sans commentaire !

Faut-il leur apprendre que la livraison de l’information brute et sa publication avec des clarifications et d’autres compléments utiles sont deux méthodes courantes, consacrées, très anciennes et non contestées ? Le choix de l’une ou de l’autre, dépend des circonstances et de l’objectif visé par l’auteur qui est souverain en la matière; seul juge et maître de sa pensée et de ses volontés. A moins que cet auteur écrive sur commande et dans ce cas, le respect de la requête du client s’impose. Quant à moi, je n’ai d’engagement envers aucune personne physique ou morale. Ceci étant, les reproches loisibles doivent porter sur la fiabilité de la source et l’authenticité des faits.

Mais, ce premier reproche - pour l’information commentée - est très mineur. Je ne m’y attarderai pas davantage. La raison de mon étonnement est tout autre. Jugez-en par vous-même.

La raison de mon étonnement est que mes deux Critiques déclarent la guerre à des propos que je n’ai pas tenus, à des positions que je n’ai pas prises. C’est, malheureusement, une pratique courante sur certains fora de discussion.

Mon expérience de la lecture, des débats et de la démagogie des idéologues enflammés n’a pas tempéré ma surprise, quand bien même, elle m’instruit sur les motivations d’un tel dérapage. Le contradicteur, pressé de se lancer à l’assaut de ce qui ne lui plaît pas et ayant catégorisé les personnes, les idées, le mots, les sources, les tendances…, force l’occasion pour critiquer, accuser, dévaloriser, s’épancher.

La réaction de mes deux assaillants illustre cet état d’esprit déplorable.

Examinons de près leurs propos après les avoir lus dans leur contexte:

Le premier assaillant.

1. « Nous avons notre religion et nos traditions, les autres (que certains appellent les égares, perdants, mécréants ,...etc.) ont les leurs ».

La Palice es-tu là ? Ton domaine est profané.

Qu’est ce qui justifie cette déclaration solennelle, digne d’un slogan électoral ? A-t-il été question d’autres religions, d’autres sociétés dans mon écrit ?

Cette déclaration, pour le moins inattendue et hors sujet, a valu à son auteur de se trahir lamentablement et de se dénoncer publiquement. Qui sont ces « certains » « qui appellent les autres les égares, perdants, mécréants ,...etc. » ? IL soulève là un débat meurtrier dont il est la seule victime. IL rejette, délibérément et sans autres formes de procès, les Mouhkemats et tous les fondements de l’Islam qui déclarent clairement et sans appel que celui qui n’accepte pas l’Islam est un mécréant, un perdant, un égaré. Il s’engage dans un engrenage dangereux et expose ses chers protégés (les égarés, les perdants, les mécréants), dont je n’ai nullement parlé, à être l’objet d’une actualité qui leur est défavorable. Les mots mécréant et égaré ne figurent nulle part dans mon texte. La seule occurrence du mot perdant concerne l’univers de certaines pratiques condamnées par toutes les religions et même par des variantes de la laïcité. L’univers que l’heureuse SARA a heureusement fui. Trouve-t-il que cet univers est gagnant ?

2. « Arrêtons de nous attaquer les uns aux autres seulement parce que nous sommes de religions différentes ».

L’hystérie, la démagogie, la malhonnêteté se disputent le propos, se l’arrachent avec des preuves et des arguments qui se valent.

Quelle forme d’attaque contre les autres religions trouve-t-on dans mon posting sur notre cher SARA ?

3. « Encore une chose mon frère, vous n'êtes pas juge, seul Dieu peut juger! »

Quel jugement ai-je rendu qui puisse offrir l’occasion rêvée de me dénier un droit que je suis loin de vouloir m’arroger?

Qui conteste que le droit de juger est l’apanage de Dieu ? Celui qui conteste l’existence des égarés, des perdants, des mécréants, balayant d’un revers d’inconscience des milliers de Versets coraniques, des dizaines de milliers de Hadiths et les Messages de tous les Prophètes, n’est-il pas lui qui se proclame juge là où Le Créateur est Le Juge Unique?

4. « Ce monde que vous jugez dans vos commentaires, il se peut qu'ils soit aussi aimé par ALLAH. »

Qui ai-je jugé dans mes propos ?

Je me suis réjouis du repentir d’un être humain qui a tourné le dos au monde abjecte, oui abjecte, de la nudité, de l’alcool, des orgies, du commerce de la chair humaine, de l’exploitation des catégories vulnérables de la société par des rapaces déshumanisés. Pense-t-il que ce monde-là peut être aimé par Dieu ? Si oui, je lui conseille de se mettre dès à présent à la lecture de la Bible et du Coran.

5- « Alors attention, ne vous précipitez pas a aller faire des jugements. »

Trouvez, dans mon billet, un seul jugement rendu avec précipitation. La battue sera longue et infructueuse

Le second assaillant

Il applaudit les salves du premier et renchérit :

« Il ne sert a rien de vouloir forcer les gens à penser comme vous en les bombardant de critiques et de jugements : ceci n’aurait pour effet que d’exaspérer certains et/ou pousser d’autres a critiquer et l’islam et les musulmans en réponse…. D’ailleurs la morale de cette histoire n’est-elle pas qu’il faut éviter de jeter la pierre aux gens, de les critiquer ou juger ? ».

Ne tombe-t-il pas, ici, dans le piège qu’il dénonce ? Ne veut-t-il pas, ici, qu’on pense comme lui ? IL semble avoir écrit sans réfléchir, ni corrigé le brouillon. Cela fait toujours des victimes, engendre des regrets et des remords.

Et à propos, oui à propos parce que je dénonce le hors sujet, qui ai-je critiqué ?

Et si mes propos sont pour lui de la critique intolérable, ai-je fait allusion à quiconque qui ne mérite plus que la critique : les fauves du monde abjecte de la nudité, de l’alcool, des orgies, du commerce de la chair humaine, de l’exploitation des catégories vulnérables de la société …? Est-il solidaire de ce monde ?

و لا تكتموا الشهادةةَ ومن يكتـُمْها فإنه آثمٌ قلبُهُ