jeudi 17 mars 2011

موصول بالمقال الفرنسي السابق شبرا شبرا، فردا فردا

صلينا في انواكشوط خلف القذافي، وبعد السلام أنـََّبتنا ضمائرنا ثم حدثت أمور استدعت منا مراجعة كتب الأحكام.

لله درآل محمد سالم السالفين: لم يكونوا يبيتون الأحكام، فإذا نزلت بهم نازلة بالليل أوقدوا النار واستنطقوا مكنون الصحف، دأبا، "شبرا شبرا، فردا فردا ... " إلى أن تـُخرج دُرَرَ الأصداف و اليلُ أَلـْيـَلُ.

و إذ لم تكن لنا عزيمة هؤلاء الفضلاء تأخرنا في البحث، ولكنه لم يأخذنا بجريرة فتورنا، فأرشدنا إلى هذا السطر من مختصر خليل بن إسحاق المالكي، المُـبـَيـِّن ِِ لما به الفتوى (أَبَانَ اللَّهُ لِـي وَلَكُمْ مَعَالِـمَ التَّـحْقِـيقِ، وَسَلَكَ بي وَبِكِمْ أَنْفَعَ طَرِيق):

" وَبَطَلَتْ بِاقْتِدَاءٍ بِـمَنْ بَانَ كَافِراً، أَوْ امْرَأَةً، أَوْ خُنْثَى مُشْكِلاً، أَوْ مَـجْنُوناً "

إن أمر الإمامة سواء أكانت العظمى - وهي منصب قائد الدولة الأول – أو غيرها كالصلاة، وكل ما يـُتـَوَلـَّى فيه شـئؤن الناس، قل عددهم أو كثر، لم يزل مـُعظـَّما لدي العقلاء والعامة. وقد وضع الشرع والناس شروطا لكل من يلي أمر غيره من الدين أو الدنيا.

- ففي الخليفة (مهما كان لقبه من ملك أورئيس...) اشترطوا شروطا منها:

الاسلام، والاجتهاد في الأحكام الشرعية ، وأن يكون بصيرا بأمر الحروب وتدبير الجيوش ، وأن تكون له قوة بحيث لا تهوله إقامة الحدود وضرب الرقاب وإنصاف المظلوم من الظالم ، وأن يكون عدلا ورعا ، بالغا ذكرا حرا ، نافذ الحكم ، مطاعا ، قادرا على من خرج عن طاعته.

- و في الصلاة اشترطوا أن يكون ذكرا، مكلفا، قادرا على الإتيان بأركان الصلاة، عالما بأحكام الصلاة والطهارة، وألا يكون فاسقا، و ألا يلحن في الفاتحة، و أن لا يكون مأموما.

- وفي الطيار....

- وفي ربان السفينة ....

- وفي الولي على السفيه ....

إلى أن تحامت الناسُ - مـُعـْظـَمـُها - هذا المنصبَ الرفيعَ وامتهنته امتهان البعير المـُعـَبـَّد ِ.

فهل من معيد يحصل لنا معه فضل الجماعة ؟



jeudi 12 mars 2009

Peut-on tomber plus bas ?

Il y a quelques années, je lus dans un magazine, à propos des nouveaux musulmans de France, que ces fortunés n’avaient, pour bien connaître leur Sainte Religion, que « le choix entre des prédicateurs saoudiens, débarquant d’une autre planète et des imams marocains, illettrés qui pratiquent la sorcellerie à Barbès ». La situation a, certes, évolué depuis, dans le sens de l’amélioration. Dieu merci. Elle régresse, en revanche, chez nous. Dieu, encore, merci. C’est qu’au-delà de chaque degré d’un malheur, il y a un pire. On doit donc remercier Dieu, en tous cas, pour ne nous avoir pas fait souffrir le pire. C’est ce que définit l’expression consacrée :

« La youhmadou ala makrouhin siwahou ».

La perle des Orients et des Occidents, en matière de savoir, la Mauritanie :

- Se fait « enseigner » les sciences islamiques et linguistiques dans des écoles saoudiennes, à Nouakchott et à Kiffa ! ;

- Se fait juger en poésie, contre des subsides, par des ignorants du golfe qui parlent à peine l’arabe, ignorent les règles élémentaires de la grammaire et ne savent, surtout pas, ce que c’est que la métrique (honte à nos poètes partis se faire humilier dans un pays du Golfe arabe où ils ont été classés derrières des béotiens) ;

- Prie derrière « un imam» qui sait à peine lire le Coran. Derrière l’imam improvisé s’alignaient pourtant au premier rang, en ce triste jour, des érudits qui connaissent bien les conditions requises pour diriger la prière, second pilier de l’Islam !

شرط ُ الإمام ذكر ٌمكلفُ آت ٍبالاركان وحكما يعرفُ

وغيرُ ذي فسق ٍ ولحن ٍ واقتدا

La religion : fonds de commerce !

mercredi 7 janvier 2009

Pourquoi ?

Un anonyme se demande pourquoi les bloggeurs (mauritaniens intervenant sur les espaces francophones) observent un silence absolu sur ce qui se passe en Palestine et s’ils ne sont pas des sionistes.

Réponse :


Oui, ils le sont et même pire que cela. Mais, « judaïsés », est le terme approprié. A ce lecteur écœuré, à raison, je dis : On ne devrait pas se méprendre sur l’identité de ceux qui écrivent dans les blogs en langue étrangères. Connaissant leur identité, on ne s’étonnera guère de rien. Certains blogs déclarés mauritaniens appartiennent à des étrangers et sont destinés à être vendus au plus offrant (Cas du site dédié à l’opposition puis cédé à des commerçants de l’un des anciens régimes). Ceux qui écrivent dans ces blogs sont à de très rares exceptions :

  1. Des agents payés par l’ambassade juive à Nouakchott et d’autres représentations occidentales.
  2. Des étrangers anonymes, ou utilisant des noms à consonance arabe pour noyer l’attention du lecteur.
  3. Des « sans-principes » neutres et ignorants, et ce sont les moins dangereux.
  4. Des citoyens qui, depuis leur jeune âge, subissent une aliénation idéologique et culturelle systématique ; n’appartenant à leur pays que par le physique: la foi, l’engagement, les croyances, la culture, les sentiments, la sensibilité, la fidélité aux principes, la morale, les valeurs religieuses… tout ce qui détermine l’être conscient appartient à l’Occident où, d’ailleurs, certains d’entre eux vivent toujours, totalement coupés des réalités du monde, condamnés à payer le lourd tribut de l’assimilation en trahison des leurs (Il y a bien sûr des exceptions, il est impératif de le noter). Cette catégorie de traîtres, ce serait un crime d’appeler autrement ses composants ou d’utiliser d’euphémisme en parlant d’eux, se cache derrière des slogans fallacieux de patriotisme, de progressisme, de démocratie, des droits de l’homme, de la femme, de l’enfant, voire des bébés phoques, … dans le giron hideux et fétide de la laïcité, du Kouvr, tout court. Certains exécutent leurs basses œuvres à travers des ONGs mendiantes. A la lecture de ces déracinés, on s’aperçoit sans grand-peine, qu’ils s’adressent non pas à nous, mais bien aux maîtres Occidentaux. C’est un état psychologique qui prédomine chez celui qui, avant tout, cherche à plaire à une tierce partie, tout en s’adressant en apparence à une autre.

Dès lors ne t’étonne plus de ce silence morbide et criminel, comme tu n’aurais pas dû t’étonner :

- En lisant, récemment, dans l’un de ces blogs l’appel à la légalisation, chez nous, de l’acte le plus vil, le plus abject, le plus répugnant … que l’être humain puisse commettre et qu’un animal dont la nature n’a pas été viciée ne ferait jamais : l’homosexualité!

- En lisant des écrits qui traitent sur un pied d’égalité l’agresseur et l’agressé, le bourreau et la victime, le criminel et l’innocent, le tueur et l’enfant palestinien qu’il massacre au vu et au su du monde entier ; des écrits où le criminel est défendu avec moult « arguments » et sa victime incriminée et vivement condamnée.

- De leur appel au maintien, que rien ne justifie, des relations avec l’entité juive.

- De l’absence, dans lesdits écrits, d’autre chose que les appels à l’occidentalisation à outrance de nos pays musulmans.

- Qu’au moment où les forces occidentales coalisées, en croisades sauvages, massacrent hommes, femmes, enfants et vieillards, violent les filles musulmanes, détruisent, sans discrimination, Mosquées, écoles, hôpitaux et toutes les infrastructures, partout, en Iraq, en Afghanistan, …, ces bloggeurs malheureux, non seulement s’abstiennent de condamner les crimes, mais y participent par diverses méthodes dont la promotion d’une littérature qui brocarde sans répit les valeurs et les enseignements de l’Islam et la vie des croyants qui s’y conforment.

- Que ces écrits ne fassent que véhiculer les pires déchets d’une presse occidentale de guerre, primaire et de bas niveau, qu’ils relaient sans discernement.

- Que ces copistes patentés, dans la guerre sans merci qu’ils livrent à leur propre nation et à leur propre religion, soient si stériles d’esprit qu’ils ne puissent inventer le moindre concept, la moindre terminologie. Ils n’ont d’autre choix que puiser dans les misérables réserves des mécréants d’antan (Koraïchites et les Kavirines d’autres sociétés antérieures), de l’ère marxiste et de l’époque funeste de Bush. Leur vocabulaire se réduit à des termes qui, en réalité, ne siéent qu’à leurs utilisateurs, tels que : réactionnaire, obscurantiste, antidémocratique, intégriste, terroriste, bourkator …

- Qu’ils n’aient pas élevé la moindre protestation contre les blasphèmes commis contre l’Islam et son Prophète par le papet actuel et des journaux danois, français et d’autres pays occidentaux.

- Qu’ils observent un silence honteux et criminel sur le sort de la famille mauritanienne (de Tajakanet), illégalement séquestrée en Espagne (Lire son drame sur ce blog : http://nouroun-ala-nour.blogspot.com).

- Et d’autres positions et propos, tout aussi coupables et honteux.

Cher anonyme, étonné et déconcerté, je te rassure. Nos brebis galeuses ne sont qu’une minorité infinitésimale ; elles ne peuvent contaminer une société aux défenses morales, aux croyances coriaces et imprenables. Ces ovinés bêlent dans un désert lointain, d’où leur chant lugubre ne parvient qu’à leurs congénères. Leur imperceptible audience est à cet égard révélatrice. Ceux dont le comportement t’étonne vont à contre-courant. Qu’ils le sachent ou l’ignorent, le processus irréversible du retour de l’Islam est depuis longtemps déclenché. L’ère des propagandes nocives que ceux-là véhiculent est irrémédiablement en voie d’extinction. Qu’ils prennent le train en marche ou continuent de se dénoncer vainement. Je te rassure encore : les espaces médiatiques qui défendent la bonne cause existent en nombres incalculables et dans toutes les langues écrites. Avec cette différence de taille avec les autres: leurs animateurs sont des scientifiques, des savants, des chercheurs, rassemblés par une foi sincère, une indépendance totale, une conviction à toute épreuve et qui n’écrivent pas sur commande. Le lecteur n’a que l’embarras du choix. Les blogs et sites islamiques tenus par des musulmans de souche occidentale sont plus nombreux, plus riches et plus variés que les pages poussives, arides et funéraires où sévissent les renégats en terre d’Islam.

lundi 7 avril 2008

Intégration, intégrateurs et intégrés. (Le drame d’une famille mauritanienne prise en otage par l’Espagne).

5-5

Les rapports entre les deux familles étaient si solides et étroits, au point qu’en cas de voyage chacune pouvait laisser ses enfants chez l’autre. Ayant appris que Selemha s’est mariée à quinze ans, la famille espagnole ingrate mobilise les pouvoirs locaux et se livre, en même temps, à une action systématique de sape de la quiétude familiale et de conditionnement de la jeune mauritanienne. L’œuvre maléfique de destruction est couronnée par le placement de Selemha dans une famille chrétienne et l’emprisonnement, en Espagne, de son époux, de sa mère et de son père, accusés de … « pédophilie ». Un nouveau concept occidental où se mêlent le vrai et le faux, le juste et l’arbitraire, les principes nobles et l’hypocrisie, le mauvais côté ayant toujours le dessus. La jeune femme, dominée, endoctrinée, conditionnée, embrigadée, inconsciente d’elle-même aurait (au conditionnel, on est en Occident, le bastion par excellence du faux et de la manipulation ; on a bien pu lui faire signer n’importe quel document pour compromettre les siens) demandé l’incarcération de son jeune époux et de ses parents, à l’instigation de ses voisins malfaiteurs.

Cette pauvre fille finira, probablement, un jour en pièces de rechange pour le vieux couple espagnol, qui en a eu la garde et dont les ancêtres avaient, après la chute de l’Andalousie, envoyé à la charcuterie des dizaines de milliers de musulmans et de juifs. Un jour, la vieille devenant stérile et désireuse de procréer, lui prendra l'utérus; le cœur ou le foie revenant au vieillard démoli; le reste - s'il y aura reste - ira dans un laboratoire de recherche.
La France a volé au secours de ses voleurs d’enfants. Ces voleurs se pavanent aujourd'hui chez eux après un simulacre de procès au Tchad, libres, faisant mourir de jalousie les grands criminels qui n’espèrent pas une si heureuse issue; « graciés » comme s’ils avaient simplement capturé une bestiole appartenant à une espèce protégée et se préparent à une nouvelle razzia en terre d’Islam. La Mauritanie, elle, ne rampera même pas pour arracher ses citoyens innocents et sans défense aux griffes de leurs kidnappeurs et geôliers espagnols. La pauvre dame et sa fille devront encore attendre : la grandeur du Khalife Al Moutassim à cédé la place à la petitesse et à la mesquinerie des dirigeants du monde musulman. Toutes les femmes du monde musulman doivent oublier, encore pour un temps, ce célèbre cri de la musulmane - « Wamou’tassimah » - qui fit vibrer le Khalifat et trembler l’empire romain.

Le drame de cette famille n’est pas un événement isolé. De nombreuses familles du tiers-monde sont concernées. Par ignorance, insouciance ou cupidité, elles livrent leur progéniture à des occidentaux. Ceux-ci promettent d’assurer à la victime une éducation lui permettant d’échapper à une misère, mille fois meilleure que l’hypothétique fortune qui l’attend dans le pays d’adoption. Dans un sursaut de conscience tardif, certains parents se rendent, parfois, compte de la gravité de leur erreur et croient pouvoir faire marche arrière. Ils ne sont guère au courant d’un fait capital et impitoyable: en donnant leur enfant à ces étrangers - probablement au terme d’un contrat dont ils ignoraient les termes et les pièges – ils ont cessé, en vertu des législations jahilyennes occidentales, d’avoir un quelconque droit sur lui.

C’est ainsi que commence et se perpétue l’intégration. Nos pays n’ont pu être détruits que grâce aux intégrés. Ce sont les harkis d’Algérie, et leurs congénères du Maroc, de Tunisie, les émirs collaborateurs de Mauritanie, les tirailleurs noirs, … intégrés dans les armées européennes et les sectes religieuses qui ont facilité l’invasion de l’Afrique et de l’Asie. Ce sont les intégrés qui, à la tête de nos pays, poursuivent aujourd'hui l’œuvre des envahisseurs (appelés colonisateurs par euphémisme) soi-disant partis.
La Palestine continue de traîner au pied ces boulets que sont les intégrés, naturalisés sans difficulté, en Europe et en Amérique, des déracinés ; certains, neutres vis-à-vis de Leur Cause, d’autres, sauvagement engagés contre leur propre patrie.

Vivons chez nous dans l’honneur. L’espace de l’Islam s’étend de l’Atlantique à la Chine. Nous possédons toutes les richesses du monde ; des savants et des experts pour les mettre en valeur.
Cessons de laver les assiettes des autres, contre des expédients et un peu de confort chèrement payés.

***
A compléter….

Par tous ceux et celles qui détiennent des informations sur nos expatriés en difficulté et livrés à eux-mêmes. Des informations sûres et documentées sont les bienvenues. Cette page d’orientation, d’information et d’échange est ouverte à toutes les personnes éprises de paix et de justice dans le monde.

La balle est dans le camp du silence.

samedi 29 mars 2008

Intégration, intégrateurs et intégrés. (Le drame d’une famille mauritanienne prise en otage par l’Espagne).

4-5

Et le petit-fils d’immigré intégré cessa, ce jour, de s’appeler Reeza pour répondre désormais au nom de Calvin. Ainsi, aboutit le processus d’intégration entamée avec la misère d’un immigré musulman et achevée par la conversion de son petit-fils à une autre confession.
Les Calvin/ex- Reeza, fruits de l’ignorance ou de l’insouciance de certains parents, du trafic des vies humaines, de la démission de nos gouvernements (l’affaire de l’Arche de Zoé est encore vivace), des guerres d’invasion livrées à nos peuples, sont très nombreux et leurs effectifs ne cessent de grossir. Le drame des petits Tchadiens volés par des français, promettant monts et merveilles à leurs parents et surtout de leur apprendre le Coran en France, ne diffère pas beaucoup de celui que vivent leur sœurette mauritanienne et sa mère. Seulement, les petits Tchadiens ont été rendus à leurs familles et ont eu droit au soutien sincère, et parfois hypocrite, du monde entier. Leur affaire a été bien médiatisée. Les voleurs ont été dénoncés et humiliés, même par les médias de leur propre pays qui les ont montrés entrain de placer des bandages sur les bras et la tête d’enfants sains, pour faire croire qu’il s’agissait de victimes de la guerre. C’est en cela que le drame des petits Tchadiens diffère du drame de la petite mauritanienne, otage « légale » d’une famille chrétienne d’Espagne à qui elle a été livrée par la police locale. Une famille (la fille : Selemha Mint Mohamed, le père : Mohamed Ould Abdallahi, la mère : Hawa Mint Cheikh), appâtée comme tant d’autres, par le mirage d’une vie hypothétiquement plus facile que chez elle, s’installe en Espagne. Elle est inconsciente de la croisade impitoyable qui fait rage contre l’Islam et les musulmans dans ce pays et partout en Occident dont elle ignore, de surcroît, les lois sauvages et draconiennes et discriminatoires, pourtant présentées chez nous, par des citoyens intégrés, comme « un modèle d’humanisme et de justice ». Les jours se déroulent dans un semblant de bonheur, jusqu’au moment où la famille donne, sans s’en rendre compte, aux destructeurs de l’Andalousie musulmane, l’occasion de lui faire mal, très mal. Elle n’a pourtant commis aucun délit. Quand Selemha eut quinze ans, elle était devenue majeure, en vertu des lois établies par toutes écoles de l’Islam, la religion de plus du tiers de l’humanité et dont les traités juridiques sont à la base du droit en Occident (qui en a fait un autre usage). Elle était psychiquement et physiologiquement en âge de se marier. Le mariage lui était d’autant plus nécessaire qu’elle vit dans un environnement bestial, immoral, où l’on n’a pas le moindre souci de l’honneur et qui se déshumanise au fil des jours. Le mariage lui permet, en particulier, de mener une vie affective saine et normale ; lui évite les rapports et les pratiques indignes de l’être humain, ainsi que leur corollaire, source d’une infamie indélébile: les naissances odieuses. Moctar Salem, un cousin, demande sa main. La famille accepte. Le mariage est conclu en bonne et due forme et … en Mauritanie, donc loin de toutes les juridictions sataniques d’Espagne. Mais, depuis quelques années, en Espagne et dans tout l’Occident, où tout est à l’envers (le bien est un mal, le mal un bien, la femelle devient mâle et celui-ci prend le dessous dans tous les sens), une femme de quinze ans mariée, c’est le comble de l’absurdité. C’est un crime! Cependant, quand elle entretient des rapports illégaux avec son camarade de classe ou qu’elle se prostitue, elle ne fait que « disposer légalement de son corps ». Quand elle est violée, puis froidement tuée par un sauvage soldat américain en Irak, ce n’est qu’une musulmane et aucune juridiction dans le monde ne lève le petit doit. Le jeune couple aurait pu continuer à vivre sans être inquiété (au moins pour cette union, on trouvera toujours une raison pour harceler les musulmans), n'eussent été la générosité légendaire et l’ouverture singulière et sans discrimination des mauritaniens aux étrangers. Avec, hélas, une bonne dose de naïveté. La grande famille s’était liée d’amitié avec sa voisine espagnole ... qui entraînera sa déchéance.

A suivre…

mercredi 26 mars 2008

Intégration, intégrateurs et intégrés. (Le drame d’une famille mauritanienne prise en otage par l’Espagne).

3-5

Le protestant, le petit-fils d’immigré musulman, est l’aboutissement d’un processus souvent irréversible. Le grand-père, probablement très peu initié à la culture islamique, comme tant d’autres, s’est installé dans l’un de ces pays institutionnellement laïcs et réellement attachés à une forme de religion dont on ne se souvient et manifeste avec une rare violence que quand il s’agit des adeptes de l’Islam. Il a quitté son pays en quête d’emploi ou d’un savoir exotique. Il l’a fait, peut-être, par esprit d’aventure ou enrôlé de gré ou de force comme supplétif dans une armée d’invasion (dite coloniale). Arrivé là, réduit à un statut d’inférieur en raison de l’analphabétisme et de la misère, il a du pratiquer le culte dans les strictes limites imposées par l’état et la société aux « mahométans ». Il n’avait pas ramené de savoir à communiquer à sa progéniture. De la langue des envahisseurs, il ne possède que le forofifon naspa. Les pesanteurs de la vie, les soucis du quotidien lui laissaient peu, un peu insignifiant, pour penser à s’accomplir. Satisfaire, tant bien que mal, les besoins essentiels était l’unique succès qui pût lui être permis. Des enfants naissent dans cet environnement qui n’incite guère à l’épanouissement de la personne. Ils voient le père accomplir des gestes qu’ils ne comprennent pas du tout. A des moments donnés du jour et de la nuit, il étale un petit morceau de tissu - dans la petite pièce qui leur sert de tout : chambre à coucher, salle à manger, magasin - sur lequel il se met debout, se prosterne, fait de la génuflexion, s’assoit et marmonne des phrases incompréhensibles. Il les invite parfois à les exécuter en même temps que lui. Et leur explique, avec le désespoir et l’amertume de celui qui ne peu façonner ses enfants à l’image de son ascendance, que c’est Namaz (la prière, en persan et dans les langues asiatiques dérivées). Ils s’exécutent sans conviction, mais par respect pour le père ; un respect mêlé de compassion et de doute. Ils s’interrogent et décrètent : « Pourquoi Papa fait ça ? C’est insensé ! Personne ne fait la même chose dans l’entourage ?! ». Eux-mêmes ne le feront plus à un certain âge, ayant été « intégrés » à un univers où la logique enseignée et vécue exclut tout lien entre le Ciel et la terre et décide que la parenthèse de l’existence se referme définitivement après la mort. Le Vieux mourut et naquit un petit-fils, le Protestant. Celui-ci, la vie durant, ne connaîtra de l’Islam que ce qu’il en a ramené à la naissance. Il ne connaîtra dans la pratique aucune forme de culte jusqu’à la trentaine. Mais le son de cloche de l’église voisine qui le réveille tous les dimanches, les fréquentes visites de missionnaires à son école, le Nouveau testament, rarement consulté par ses amis chrétiens, qu’il voyait toujours à la même place, dans un rayon de la bibliothèque scolaire, sans éveiller sa curiosité, le préparent à une destinée située aux antipodes de la spiritualité que le vieux (probablement tirailleur) ne lui avait pas léguée. C’est au cours des discussions sur les préliminaires du mariage avec une fille issue d’une famille adepte de Marin Luther, qu’il apprit avec indifférence que l’union souhaitée ne pouvait avoir lieu tant qu’il n’a pas adopté la religion de la bien-aimée, Anne. Aucun antécédent, aucune raison ne s’y opposant, Reeza (appelons-le ainsi, un laps de temps ; c’est la déformation du nom arabe Ridha), n’hésita pas un instant. Il donna son accord pour épouser Anne et sa religion exempte d’obligations et d’interdits, qui promet une agréable vie éternelle après la mort, sans pratiquement rien exiger en contrepartie dans la vie ici-bas. Une religion où des hommes comme vous se chargent d’absoudre tout le mal que vous faites dans cette vie et vous garantissent l’impunité dans l’au-delà. Le futur époux d’Anne n’eut plus, pour sceller les formalités du passage à la doctrine de la trinité (Echhedu ella ilaha illa LLAHOU we enne Mouhammadan rassoulou LLAHI) qu’à troquer son nom insolite contre un autre, témoignant de sa pleine intégration aux beaux parents et à leur pays. « Pourquoi ne pas me défaire de ce nom bizarre de Reeza que je traîne depuis des décennies comme un éléphantiasis et que je n’ai jamais compris ?», se demande Reeza (appelons - le encore ainsi, un laps de temps). Alors, la mère d’Anne suggère, pour désormais désigner son futur beau-fils, le nom de Luther ou de Jackson. Le bientôt - beau - père, « plus instruit » et « à cheval sur les principes », oppose au choix de sa femme – aussi pour faire preuve d’une certaine connaissance de l’histoire – « autre chose, dit-il, que ces noms portés par des noirs, semblables à nos aborigènes ». « Tu sais, chérie, le fondateur de notre protestantisme s’appelait Marin Luther ; mais ce nom fut porté par un pasteur noir américain, assassiné en 1929 ; ça pourrait aussi porter malheur ; Jackson est le nom d’un autre pasteur noir américain, celui-là qui a eu le toupet de vouloir être président des Etats-Unis, est encore en vie, je ne l’aime pas non plus. Horreur et putréfaction! Ces noirs, à peine descendus des cimes des arbres, revendiquent avec nous la paternité de Jésus et veulent même nous commander !» Fier de son exposé magistral, il conclut : « Va pour Calvin, c’est le nom du continuateur de l’œuvre luthérienne. Je ne connais pas de non-blanc qui le porte ».

A suivre…


lundi 24 mars 2008

Intégration, intégrateurs et intégrés. (Le drame d’une famille mauritanienne prise en otage par l’Espagne).

2-5

Un musulman qui vit dans un pays non musulman, signe l’arrêt de mort de son âme et exécute, de ses propres mains, la sentence. En vivant dans un pays non musulman, le musulman accepte d’évincer instantanément, ou de façon progressive, l’Islam de son univers moral et matériel ; se soumet à la loi jahilyenne qu’il doit inconditionnellement subir et pratiquer; s’engage à piétiner le droit/devoir suprême qui consiste à « ordonner le bien et combattre le mal». Il peut continuer à faire les cinq prières du jour, observer le jeûne du Ramadan, accomplir le pèlerinage aux lieux saints… mais le cycle enclenché de la mort spirituelle et morale poursuit implacablement sa chevauchée mortifère. Il est la semence de la dégénérescence et de l’extinction inéluctable de sa postérité. En effet, la première descendance héritera, dans le meilleur des cas, très peu du peu de moralité et de spiritualité rapporté par l’ascendance. Cette génération, un pied dans la culture de son pays d’origine, un autre dans celle du pays d’intégration, ne tient pas en estime son géniteur qu’elle trouve - ne ressemblant pas à tous égards aux citoyens de souche - diminué, inachevé, pitoyable même et, surtout, l’exemple du modèle à ne pas suivre. La génération suivante y verra un spécimen d’une espèce rare et à jamais révolu. Cette génération là - une troisième ou une quatrième - sera tout autre chose, le fruit de « l’intégration réussie ». Ce n’est pas un sentiment de pitié, contrairement à la génération précédente, mais de honte, qu’elle éprouve à l’égard de l’ancêtre immigré.
Récemment, dans une émission télévisée à grand spectacle un « européen » de parents directs arabes – lui pressé, moulu, pétri, cuit au pressoir, à la meule, et au four de l’intégration – tournait en dérision la langue des siens, venus du pays en visite, qu’il imitait avec délice et à grand renfort de gestes simiesques qui feraient même honte aux ancêtres de Darwin.
Un prédicateur m’a raconté une histoire véridique, de nature à faire réfléchir tout candidat à l’émigration vers des destinations périlleuses pour la santé spirituelle et morale. L’homme de DIEU, de passage dans un pays lointain, partit un dimanche avec un collègue pour faire la connaissance d’une personne dont le nom, puisé à l’annuaire téléphonique, avait une consonance musulmane. La rencontre se fit à travers les grilles du jardin familial – le lecteur musulman saisit l’allusion à cette grave entorse à l’hospitalité. Le visiteur vêtu comme dans son pays, informe « l’hôte », en tenue occidentale, de l’objet de sa visite : faire la connaissance de ses coreligionnaires expatriés. Pour lever toute équivoque et couper court à toute velléité de cordialité, « l’hôte » déclara illico qu’il était chrétien protestant. Et, puisant dans ses souvenirs d’enfance lointaine, entre les premiers cadeaux de noël dont il put avoir conscience, la couleur maintenant incertaine d’un jouet aux contours oubliés, le début d’un printemps qui fait oublier un hiver rigoureux… il tint à préciser vaguement et pour mettre fin à la rencontre : « mon grand père s’habillait comme vous ». !!!
Sarko devrait apprécier, savourer, saliver et éprouver une jalousie jamais connue par delà les eaux de la Méditerranée. « Ce protestant est un modèle éminemment réussi du projet d’intégration qui m’a permis de m’installer à l’Elysée », devrait cogiter ce fils d’immigré, pourtant, resté fidèle à ses origines juives et récalcitrant à toute assimilation de sa personne par les Goym.

A suivre…